Près de 2 millions de logements en Bretagne :
quelles stratégies de rénovation adopter ?
Le parc résidentiel breton est constitué de 1 900 000 logements, dont la principale caractéristique est la prédominance de l’habitat individuel. En effet, les maisons individuelles représentent près de 72 % de l’ensemble des logements de la région. La résidence principale y demeure majoritaire, avec 81 % des logements.
En moyenne, une résidence principale en Bretagne consomme 16 675 kWh EF par an, un chiffre légèrement supérieur à la moyenne française, qui s’élève à 16 191 kWh EF. Cette différence est encore plus marquée en termes d’énergie primaire : la consommation moyenne d’une résidence principale bretonne atteint 22 370 kWh EP, contre 21 164 kWh EP au niveau national.

Dans le but d’éclairer les choix en matière de politiques de rénovation énergétique des logements bretons, une évaluation des principaux gisements d’économies d’énergie et de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) a été menée. Cette analyse repose sur la mise en œuvre de bouquets de travaux cohérents, combinant plusieurs leviers d’action (isolation des murs, des toitures et des planchers, remplacement des menuiseries (fenêtres et portes), modernisation des systèmes de chauffage, de ventilation et de production d’eau chaude sanitaire) visant des réductions significatives des consommations énergétiques des logements bretons.
Le gisement « sortie de passoires énergétiques » constitue une 1ère étape accessible, ciblée sur les logements les plus énergivores, permettant des gains rapides et significatifs en performance énergétique, bien que portant sur un segment réduit du parc. Le deuxième gisement, qui repose sur une rénovation plus ambitieuse visant le niveau BBC « Première étape », transforme en profondeur la structure du parc. Il met en évidence les effets positifs d’une stratégie de rénovation globale (prenant en compte l’enveloppe et le système de chauffage des logements), bien que ne concernant pas encore l’ensemble du parc. Enfin, le troisième gisement, le plus ambitieux, vise une rénovation généralisée au standard BBC. Ce gisement dessine un parc résidentiel quasi intégralement bas carbone en ce qui concerne l’usage, conforme aux objectifs de neutralité énergétique. Il implique toutefois des investissements lourds et des interventions complexes, assimilables à des rénovations globales et structurelles du bâti.

Chacun des trois gisements de rénovation proposés permet une réduction significative des consommations de chauffage et d’eau chaude sanitaire (ECS), avec des niveaux de performance différenciés selon l’ambition des travaux engagés. Les gains de consommations énergétiques sont croissants en fonction de l’ambition des gisements.
La méthodologie adoptée permet également d’identifier les enjeux de rénovation spécifiques à la grande variété de typologies architecturales qui caractérise le parc résidentiel breton.
Cette étude financée par le Conseil régional de Bretagne, la Dreal Bretagne, la DDTM d’Ille-et-Vilaine et l’Ademe en Bretagne a permis de dresser un état des lieux actualisé du parc résidentiel breton. Grâce à la modélisation Enerter du bureau d’études Energies Demain, des gisements d’économies d’énergie et d’émissions de GES ont été calculés en fonction de trois scénarios de rénovation du parc. Enfin, un travail prospectif a été mené à l’horizon 2050 afin d’évaluer des trajectoires de rénovation et les moyens à mettre en œuvre.
Retrouvez tous les résultats dans la synthèse et l’étude complète ci-dessous !



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